Website powered by

L'Ombrageuse Enfant II

Après l'étude précédente, le dessin finalisé 😉
Voilà l'Ombrageuse Enfant, reflet démoniaque de Schattentanz, déesse de la mort et de la folie, au pied de la citadelle gelée d'Emmanha, sous une Lune à jamais défunte... et au passage, pour rendre à César ce qui est aux Grecs, voilà l'extrait du poème "La Jeune Parque" de Paul Valéry (mon poète préféré), qui m'a inspiré cette grandiose et sinistre apparition :

Viens, mon sang, viens rougir la pâle circonstance
Qu'ennoblissait l'azur de la sainte distance,
Et l'insensible iris du temps que j'adorai!
Viens consumer sur moi ce ton décoloré;
Viens! Que je les reconnaisse et que je les haïsse,
Cette ombrageuse enfant, ce silence complice,
Ce trouble transparent qui baigne dans les bois...
Et de mon sein glacé rejaillisse la voix
Que j'ignorais si rauque et d'amour si voilée...

Et à ceux qui me diront que je trahis l'intention initiale du poète, je répondrai que Paul Valéry considérait ce poème comme un exercice, sans signification particulière. À chacun d'en faire ce qui lui parle... mais n'est-ce point toujours ainsi?